Il y a quelques jours, alors que je me promenais dans la rue, un type déboule sur ma droite et me tapote l’épaule. Je me retourne et il me donne un chocolat. Je le remercie et nous continuons à marcher ensemble en essayant de discuter. Pas facile sachant qu’il parle trois mots d’anglais et moi deux mots de russe. Il a tout de même réussi à me faire comprendre que son frère était parti en France, ce à quoi j’ai répondu que le mien était parti en Chine (salut fréro si tu me lis !). Finalement au bout de 100m, nos chemins ont divergé, et j’ai pu manger mon chocolat tranquillement.

J’imagine mal un français donner un chocolat à un étranger qui ne parle pas français et essayer ensuite de discuter avec lui…

Autre exemple, je suis allé tout à l’heure faire faire des photos d’identité dans un magasin pour me faire enregistrer à l’ambassade française (et oui, je ne me suis toujours pas fait enregistré…). Cela a été un peu long, j’ai attendu 45 minutes. Mais je me suis mis à discuter avec l’un des employés qui était en train de retoucher une photo sur ordinateur avec Photoshop (d’ailleurs, il se débrouillait drôlement bien) et qui parlait anglais. Il m’a d’abord demandé mon prénom et sa signification (Maman, c’est quoi la signification de mon prénom ?). Il a été très surpris lorsque je lui ai expliqué qu’en France, les prénoms n’avaient pas de signification particulière, c’est juste des prénoms. Ensuite nous avons parlé de Dieu. Il a essayé de me convaincre qu’il y avait forcément un Dieu (« comment expliquer le monde sinon ? »). Finalement je lui ai dit que les tadjiks étaient des gens formidables, mais que les policiers tadjiks étaient de vrais crapules, il m’a alors donné son numéro de téléphone et m’a dit de l’appeler si un jour j’avais des problèmes. Il a enfin ajouté que j’étais toujours le bienvenu pour discuter.

J’avais demandé deux photos pour deux somonis (soit 45 centimes d’euro), finalement il m’en a donné huit pour le même prix.