Le protocole est toujours le même. Les policiers somment un conducteur de s’arrêter, celui se gare où il peut et sort de la voiture pour aller les voir (en France, quand on se fait arrêter, c’est le policier qui vient à nous, pas l’inverse). Ils se serrent la main et/ou se tapotent le dos comme s’ils étaient de vieux amis. Au Tadjikistan, le conducteur donne au policier son permis de conduire, avec un billet de 1 somoni glissé à l’intérieur (0,22€). C’est discret, le policier fait mine de vérifier les papiers, récolte le billet et rend le permis. Tout le monde est content, l’automobiliste ne sera plus arrêté par ce policier avant plusieurs semaines.

Au Kirghizistan, c’est pire : ils n’essaient même pas de se cacher. Le conducteur arrive directement avec un billet de 10 SOM (0,2€) à la main, le donne, et repart. Incroyable. Aucune pudeur.

Je me suis amusé à filmer ce manège sur un carrefour. Pendant les deux minutes que dure la vidéo, on peut voir quatre automobilistes se faire arrêter (Le dernier a d’ailleurs failli se faire renverser par la voiture rouge) … La scène se passe à Jalalabat, au Khirghizistan.

Personne ne s’offusque de cette corruption. C’est dans le paysage, c’est normal. Les gens paient et on les laisse tranquille.